Les planchers de bois
10.10.2007
Par Simon Robichaud
Voici une petite histoire vécue par l’équipe de Phoenix lors d’un dégât d’eau survenu dans une école de la région.
Un bel après-midi ensoleillé, le gestionnaire de l’école en question nous téléphone complètement découragé, nous expliquant qu’il était en train de vivre un 2e dégât d’eau en 3 mois dans son beau gymnase tout neuf. Le plancher de bois franc est mouillé sur 45% de la superficie totale et le remplacement de celui-ci se chiffre dans les 100 000$. « Pouvez-vous faire quelque chose? Est-ce que nous pouvons l’assécher?... », demandait notre client encore sous le choc de devoir gérer ce malheureux sinistre. « Oui monsieur, nous allons trouver une solution » lui a-t-on répondu.
Nous avons immédiatement envoyé nos meilleurs techniciens sur place afin de vérifier les taux d’humidité et d’effectuer tous les tests requis pour évaluer les solutions d’assèchement applicables. Quelques heures plus tard, nos techniciens reviennent au bureau complètement découragés, expliquant à Daniel (le président de Phoenix) que le plancher de bois est très mouillé, et que la présence de tentest (papier isolant) sous le plancher ne permet pas de garantir un assèchement complet. Daniel ne se laisse pas impressionné par ce compte-rendu, il attrape son équipement et retourne lui-même sur les lieux accompagné par ses techniciens, convaincu de pouvoir trouver une solution au problème. Le découragement chez Phoenix, n’est pas une option! Après quelques temps, on se fait à l’idée qu’il y a toujours une solution! Dans le gymnase de l’école, le cerveau collectif de Daniel et de l’équipe se concentrent sur le moyen d’assécher ce plancher de bois. Habituellement, nous n’asséchons pas le bois qui repose sur du tentest, du plastique ou pire encore, du papier goudronné. Les procédures d’assèchement sont longues et bien souvent trop chères pour les clients. Dans ce cas-ci, les coûts de reconstruction sont prohibitifs; l’assèchement est la seule solution. Comme nous n’avions rien à perdre, nous avons imaginé 2 méthodes d’assèchement que nous avons essayé sur-le-champ.
1 ère méthode : Nous avons installé une petite zone fermée de polythène, collée au sol sur la largeur du plancher, puis installé quelques Air wolf sur un côté après avoir coupé une bande étroite de bois pour permettre une circulation d’air sous le plancher. Malheureusement, l’air ne se rendait pas à la «balloune». Nous avons abandonné cette idée.
2e méthode : Dans une zone fermée de polythène, nous avons installé un Injecti-dry connecté à un Rescue Mat qui nous permettait d’extraire l’air humide d’en dessous du plancher. Plusieurs déshumidificateurs LGR installés dans le gymnase poussaient de l’air sec dans la zone d’assèchement. La lecture des taux d’humidité à la sortie du Injecti-dry permettaient de comparer l’air humide avec les lectures des taux à l’entrée des appareils. La méthode était concluante : nous pouvions extraire l’air humide du plancher et retourner de l’air chaud et sec dans le plancher grâce à l’action des déshumidificateurs et de la zone isolée qui concentrait le travail d’assèchement.
Nous avons discuté de cette 2e méthode avec le gestionnaire (qui commençait à reprendre espoir que l’on puisse lui éviter un énorme trou dans le budget scolaire…) et les autres gens impliqués dans le dossier, puis avons obtenu l’autorisation de procéder à l’assèchement global de la zone mouillée.
Nous avons installé une tente d’assèchement d’environ 40 x 60 pieds sur la zone humide du plancher avec du polythène et des petits sacs de sable autour de la tente. Nous avons alimenté la zone d’assèchement avec des tuyaux flexibles (lay flat) connectés aux déshumidificateurs LGR pour envoyer de l’air chaud et sec sous la tente. Des déshumidificateurs dessicants placés eux aussi sous la tente se chargeaient de la deuxième étape de déshumidification. La déshumidification s’est fait en partie de façon linéaire, couvrant la largeur du plancher et suivant celui-ci de droite à gauche. Tel une pompe à eau, l’assèchement du bois et du tentest sous-jacent se faisait mieux une fois «amorcé» alors les Rescue Mat étaient avancés vers la gauche selon l’évolution de l’assèchement sur la zone du plancher en question créant ainsi un assèchement ciblé jusqu’au standard sec du plancher. Des visites de vérifications ont été effectuées de façon serrée, à tous les jours, afin d’assurer une documentation précise et efficace de l’assèchement, pour pouvoir vider les réservoirs d’eau des déshumidificateurs et aiguiller nos appareils en fonction de l’évolution des lectures d’humidité dans le plancher.
L’assèchement s’est échelonné sur 6 semaines et fut complété avec succès. Aucun sablage; pas de lignes à repeindre! Pour le quart du coût de remplacement, le plancher du gymnase a retrouvé sa forme et son taux d’humidité d’avant le sinistre.
Les élèves ont été heureux de pouvoir profiter de leur gymnase à la rentrée; le gestionnaire fut ravi (et surpris!) des résultats et nous a chaudement exhorté de lui référer les gens ayant besoin d’une confirmation indépendante que ce genre de travail était possible.
Un dégât d’eau… Phoenix!
Pour voir des photos d'assèchement de plancher de bois, visitez: www.phoenixinc.ca/fr/g18-assèchement-plancher-gymnase.aspx
Pour des détails concernant les appareils d'assèchement Injecti-dry, voir cette adresse: www.injectidry.com/photos.htm
Pour des détails concernant les accessoires d'assèchement Rescue Mat, voir cette adresse: www.drieaz.com/VAULT/PR/RescueMatdryingEasier.html
Pour des photos de cette histoire vécue: www.phoenixinc.ca/fr/g18-assèchement-plancher-gymnase.aspx
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